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29.11.2007

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes

08940561796d5669065f5e5f77dfa4c1.jpg"On prétend que le lait jaune de la chélidoine, cette mauvaise herbe envahissante, constitue un remède souverain contre les verrues. Aussi, depuis plusieurs mois, deux fois par jour, j’en arrache une tige pour traiter celle qui a poussé sur mon index, juste sous l’ongle. Sans grand résultat ; en revanche, je dois convenir que les verrues sont souveraines pour débarrasser un jardin de l’envahissante chélidoine.

 


Très médiocre élève en mathématiques, je me trouvais bien des 2 et des 3 qui sanctionnaient mes devoirs. Une note plus élevée, je ne l’aurais pas comprise.

 


Tout l’émerveille. Elle dépouille délicatement de son emballage le présent minuscule que le garçon lui a apporté avec son café : oh ! un sucre !"

 

 

Il y a quelques belles perles sur le blog d'Eric Chevillard, auteur notamment de Du hérisson, exercice de style impeccable et drôle. Découvert grâce à Un blog par jour 

27.11.2007

Fooding again

C'est la semaine du Fooding. L'idée : plein d'animations rigolotes, gratuites et savoureuses pour manger imaginatif (cliquer sur la grande image Fooding 2007 pour voir l'affreux flash pas pratique - et le programme). Comme l'année dernier, j'ai déclaré forfait avant même le début des hostilités. Ce n'est donc pas encore cette fois que je me ferai inviter à l'hôtel pour un room service exceptionnel (un plat concoté - et même livré dit la légende - par Neneh Cherry herself). Ou que je dînerai dans la cuisine Ikéa du "trendsetter Patrick Samot" (je cite). Je tente rien, parce que j'ai autant de  chance de gagner que de trouver des truffes sous les arbres du jardin du coin (c'est comme pour le Loto, faut que je m'y fasse, ça sert à rien).

5c4d0a13bfb4915fbd9d128ca9989a62.jpgEn revanche, je me suis jetée sur le guide Fooding 2008 tout frais édité par le Nouvel Obs (et épouvantablement maquetté : mauderne, laid, pas clair). Passées les 30 premières pages d'amuse-gueules un peu ridicules sur sujets branchés, on débouche sur le plat principal : la sélection 2008 des adresses. Ouf tout est là : rubriques habiles (Trop bon, Feeling pour les endroits dont l'ambiance aussi vaut le détour, miniprix, etc.), critiques évocatrices et bien senties, quelques restos fétiches et surtout tous ceux que je voudrais essayer.  

Bref, cette semaine je ne boirai peut-être pas un cognac avec l'un des allumés du Fooding, mais je dîne enfin chez l'un de leurs chouchous, Yves Camdeborde, alias le comptoir du Relais (table réservée il y a 6 mois). 

A suivre...

25.11.2007

Brocante au carreau du temple

c3b7910c8d082e44ccf30c98f4fec222.jpgAutour du carreau du temple il y avait une immense brocante ce week-end.

Pros et semi-pros, antiquités, fripes, déstockage : des sacs, des chaussures, de la vaisselle, des tableaux, des livres, des fourrures, des dentelles, des pneus, des meubles fifties ou année 30 spécial bobos du quartier et Mathieu Amalric en père de famille barbu à poussette... Il faisait un froid de canard mais c'était très chouette. Mon compte en banque touche le fond j'ai été sage, je n'ai acheté qu'un collier en pâte de verre bleu fifties - avec tous ces visons qui me tendaient les bras, quel héroïsme...

Merci à miss Manue pour le plan. La prochaine fois j'y serai dès le premier jour et tu seras prévenu à l'avance.

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22.11.2007

Le Parisien, ce mal-aimé

420ab51e9d994d076774de0ed81df69f.jpgRâleur, pas sympa, agressif, sans-gêne, boudeur pour un rien : on dit sans cesse du mal de lui. "Le Parisien, mieux vaut l'avoir comme journal", gnagnagna. Est-ce vraiment mérité ? Regarde la grève des transports, finalement, ça s'est bien passé dans l'ensemble. Mais si.  

Certes, des accidents en plus à déplorer (ajouter sur l'ardoise chargée du Parisien : aime interpréter le code de la route de manière personnelle). Et j'ai croisé cette dame en trottinette avec un autocollant "Gréviste = égoïste".

N'empêche qu'au global, on a marché dans l'air frais, parfois même sous le soleil, télétravaillé, covoituré, pris son vélo/Vélib', on a souri dans le métro quand on avait pu en attraper un - voire causé avec son voisin pour fêter l'occasion... On n'a pas trop cédé aux interprétations médiatiques. Et bousculé un peu le quotidien - l'imprévu parfois c'est agréable. J'ai même entendu quelques blagues décontractées ici ou là (sortie de resto mercredi soir. "On se paye un taxi ?" "Pourquoi tu voulais prendre les transports en commun ? héhé").

Quand il veut, il a une bonne nature ce Parisien, tu trouves pas ?

ps : moi, je vais à pied au boulot - grève ou pas grève. Tu m'en veux pas si j'ai un point de vue un peu romantique sur le truc ?  

18.11.2007

Polar Party

ea7ef4fe98c5753ba9f9ce422837a9ae.jpgVendredi dernier au couvent des Cordeliers, les livreurs organisait un nouveau bal à la page avec la Sorbonne sonore. L'occasion de vérifier que ce bal-là est toujours aussi réussi. Je suis arrivée trop tard pour profiter des cours de danse (cette fois-ci tango), mais j'ai adoré les lectures d'extraits de polars et les plages de bal entre 2 lectures. DJ  Shalom, en parfaite complicité avec Norbert le batteur, m'a rappelé ce que c'est qu'un vrai bon DJ : un artiste qui enchaine les Rita Mitsouko et des tas de morceaux inconnus, mais en tous cas rien que des trucs dansants. Bref, le bal à la page, ça fait du bien aux oreilles à tous points de vue.

Côté lectures, voilà le programme qui te donnera une idée de ce que tu as raté et/ou des suggestions de bonnes lectures noires :

> Mademoiselle Maud de Boileau-Narcejac dans Nouvelles Noires 

> La psychanalyse du frigidaire et Didier Daeninckx dans Passage d'enfer

> I got my mogette working de Jean-Bernard Pouy dans Le jour de l'Urubu (Jean-Louis, JMP, heureusement que j'avais fait un stage dans le marais poitevin avec vous, j'ai tout de suite compris de quoi on parlait !)

> Injustice de Jean-Paul Carminati dans Oeuvres inédites 

> Le petit fût de Guy de Maupassant dans Les soeurs Rondoli

> Iceberg de Fred Kassak dans Qui a peur d'Ed Garpo ? (celui-là je le lis bientôt c'est sûr)

> Le coiffeur de Max Aub dans Crimes exemplaires

> Le crime russe de Alphonse Allais dans Vive la vie

> 2500 votes de Jean-Hugues Oppel dans Un tigre chaque matin

> La critique est facile, le polar est difficile de Francis Mizio dans Un quart d'heure, pas plus  

Il manque les liens (mais tu trouveras ça tout seul comme un grand) et surtout le nom de tous les talentueux lecteurs-interprètes qui ont fait vivre ces textes avec éclat, mais j'ai plus le temps, Nos meilleures années m'attend depuis trop longtemps. Ah, et désolée pour la photo, cette boule à facettes perdue dans le plafond du couvent, mais en même temps c'est sombre à souhait, tu trouves pas ?

Edit de 23h36, bilan : une soirée à baguenauder entre un polar, le masque et la plume, la machine à laver et le web. Nos meilleures années va devoir attendre encore un peu (quelle idée aussi de faire des films de 2 x 3 heures). Bon, en tous cas, je te signale le site marrant de Jean-Paul Carminati, l'un des écrivains lus vendredi et l'un des joyeux drilles des Livreurs.  On peut y écouter des extraits sonores de ses livres ce qui donne une idée du truc. A quand les livreurs sur dailymotion, hmm ? 

15.11.2007

Paris-ailleurs

3f609dcaf58755ec224ae7617258b967.gifQu'ouis-je sur France Inter ce matin ? Une agence de voyages propose à des touristes étrangers de dîner chez de vrais Parisiens (c'est que le touriste s'intéresse au vrai Parisien le pauvre). "Mais c'est pour moi ça !" m'écriai-je en lâchant ma tartine : recevoir des estrangers a la casa, ça me va super, à moi la parisienne voyageuse fascinée par l'ailleurs - amatrice de bonne bouffe entre copains en plus, tu vas voir ce qu'on va se mettre avec les Australiens...

Et puis j'ai déchanté en écoutant le reportage : la dame a sorti la vaisselle Hermès et l'argenterie (comment ça : ma jolie vaisselle Ikéa, ça ira pas ??), elle ne connait rien de ses hôtes, le repas est refourgué par un traiteur et elle et son mari doivent garder leurs invités 2 heures, c'est stipulé dans le contrat. Enfin, c'est ici si t'es tenté de postuler. 

Finalement, je préfère le couchsurfing. Dès que j'ai le temps de prendre quelques photos inspirantes de mon home sweet home, je m'y mets.

Prozac littéraire - 2

La suite de ma série livres anti-coups de blues (Ici pour l'étape 1 - ne pas rater en commentaires les propositions de Françoise, Soum et Quintescent). Encore une flopée d'auteurs anglo-saxons et cultes mais la prochaine fois promis, je te dégote des lectures franchouillardes ET marrantes.

5284639eab116c76225c3cade903fd2d.jpg> Bill Bryson : journaliste américain exilé en Angleterre, Bill Bryson écrit des livres drôles sur les voyages, la science et même la langue anglaise semble-t-il. Tous ses livres ne sont pas parus en français, je te recommande quand même chaudement son Neither Here nor There, récit de son grand périple européen de Hammerfest tout au nord de la Norvège à Istamboul, sur les traces de son premier voyage 20 ans plus tôt. Entre temps Bill a pris du poids, s'est embourgeoisé et  l'Europe s'est touristifiée d'un peu partout, mais il vit et raconte délicieusement les moments hors normes que goûte le voyageur en liberté. Ici ou là on peut compter sur quelques hôteliers pervers et chauffeurs de taxis hargneux pour rendre son récit hilarant.

J'ai ouvert puis laissé pour des jours plus tranquilles, son "Histoire de tout ou presque..." qui cause de notre planète et de l'univers avec pédagogie et humour. Instructif donc - et en cas de déprime, très efficace contre l'auto-apitoiement : l'histoire du big-bang, des atomes et de la matière remet vite fait les petits tracas à leur vraie place, tiens.

> L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. Attention OVNI littéraire. 1985 en Angleterre : zeppelins, guerre de Crimée et passion des masses pour la littérature*. L'héroïne Thursday Next (oui, Jeudi Prochain, ahahah) appartient aux mystérieuses Opérations Spéciales, brigade Littérature. Son ordinaire : traquer le plagiat, le faux manuscrit, la traduction infidèle. Jusqu'à ce qu'un terroriste se mette à trafiquer les chefs d'oeuvre anglais dans le texte et sacrilège, kidnappe Jane Eyre dans les pages mêmes du roman. Riche en private jokes littéraires et british donc, mais assez irrésistible pour les amoureux des livres (la lecture préalable de Jane Eyre est un plus). Je suis en train de dévorer le 2ème titre de la série, Délivrez-moi, et il s'annonce aussi fada que le premier : à la page 35 l'un des personnages ne communique plus que par notes de bas de page - très efficace pour réveiller le lecteur blasé.

> Dans un genre moins cultureux/plus geek mais largement aussi délirant : H2G2 de Douglas Adams. Te souviens tu du film ? La bande-annonce est déjà un délice, le livre est encore mieux. 

ad08393c04747c99866657301095aa84.jpg> Parmi les ancêtres de ces anglo-saxons givrés, il y a Wodehouse et son fameux Jeeves, valet aux neurones d'acier, toujours prêt à réparer les gaffes de son maître Bertram Wooster, aristo bien sympa mais tellement nigaud des fois, je te jure. Si tu ne connais pas encore Jeeves, plonge-toi dans l'un des volumes de la série, tous ceux que j'ai lus étaient parfaitement détendants. 

> David Lodge a pondu plusieurs livres autour des profs des facs & co. Si tu penses que la vie des mandarins est chiante, apprends qu'un prof compare en détail la lecture et le strip-tease lors de l'incroyable conférence internationale d'Un tout petit monde - les échanges universitaires ont l'air bien mieux que Meetic, Match, etc. pour rencontrer le partenaire idéal, cultivé, prof. supp., ouvert et voyageur... Tout ça reste assez intello mais surtout très drôle. Mention spéciale pour Un tout petit monde donc et Thérapie (ce qui boucle parfaitement avec le Prozac, tiens).

*En 2007 en France, on a bien la Star'Ac pour passionner les masses. Alors pourquoi pas la littérature ? Dans un autre espace temps je veux dire. 

12.11.2007

Vy Da + Oya

Vy Da, je t'en ai déjà parlé brièvement, c'est une petite cantine viet sous néons perdue sur le boulevard de port-royal. C'est pas ce qu'on fait de plus joyeux comme emplacement, mais :

0a1ae2664fbf78b15bee91bbad90d889.jpg1. L'essentiel est dans l'assiette : de la cuisine de Hué, de la vraie. J'adore les roulades de crevettes, le banh xeo - qu'on ne trouve pas partout, et le porc au caramel super salé (parfait avec une Tsing Tao) - pour changer des nems ou des phos (qui sont là aussi). En prime, le poster/papier-peint de cascade est superbe (si) et tu traverses la cuisine pour accéder aux toilettes dans la cour (une cantine, je te dis). 

2. Ce resto est peut-être paumé, mais il est idéalement placé pour enchaîner sur une soirée chez Oya. Oya désigne le meneur de jeu en japonais (tu te souviens que je suis fluent en japonais ??), en l'occurrence c'est un bar à jeux : ici on ne consomme donc pas des rouleaux de printemps ou des sushis, mais bien des jeux de société. Si tu penses Cluedo ou (mieux) belote contrée, ouvre-les yeux : Oya présente des centaines de jeux originaux, 7-77 ans, pour la plupart venus d'Allemagne (dont le mode d'emploi a été utilement traduit en français par la maison).

Les règles : tu viens avec tes petits neveux/copains, tu expliques à quoi tu voudrais jouer (au hasard un truc fendard et inédit) , un spécialiste (Patrick is the best) vous propose des jeux, vous explique les règles (te sers un soft pour mériter l'appelation de "bar") et c'est parti. Si le jeu te fait rigoler, c'est pas étonnant et tu peux l'acheter. De manière générale je suis très mauvaise joueuse, et j'aime cet endroit à l'esprit potache où tu peux apprendre à jouer au poker-des-sales-bestioles* en mangeant une glace, aux Loups Garous en buvant une verveine pour supporter le suspense ou à Jungle Speed en mangeant rien du tout because t'as besoin de toutes tes neurones et tes mains disponibles pour avoir une chance de survivre à ce jeu-là.

3. Vy Da est aussi voisin de palier du cinéma L'Escurial - une des bonnes salles du 13è. 

Vy Day, 15 boulevard de port-royal, M° Gobelins - 01 47 07 37 75. Ouvert même le dimanche soir, mais attention n'ouvre pas avant 19h30 - pour ceux qui veulent être le plus tôt possible chez Oya.

Oya, 25 rue de la Reine Blanche, 75013, M° Les Gobelins - 01 47 07 59 59. De 14h à minuit, jusqu'à 21h le dimanche, fermé le Lundi. 5€ par joueur pour le premier jeu (6€ avec une boisson), 3€ le deuxième jeu. 

* Kaker Laken en V.O. : te voilà bien avancé

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06.11.2007

Prozac littéraire - 1

"Oh, t'as pas un livre marrant à me conseiller ? C'est dur en ce moment avec le mois de novembre/la vie/Sarkozy/le réchauffement climatique". Combien de fois ai-je entendu cette phrase ces dernières temps ? J'ai creusé ma mémoire pour trouver des antidépresseurs littéraires efficaces et sans effets secondaires. Et puis j'ai pensé que ça pouvait servir au-delà du cercle des dépressifs de mon entourage (eh mais je blague !). Je ne peux pas garantir l'efficacité de ma prescription, comme tu sais, les livres sont une affaire personnelle et hautement changeante. Si tu es allergique à l'humour anglais délirant, passe ton tour. Mais si tu es désespéré, lecteur du fond du seau (ou en panne de lecture), jette toi sur ces pages, elles pourraient bien te redonner le sourire. 

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> Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis

Destination le pléistocène, dépaysement garanti. Edouard, son fils Ernest et le reste de la tribu tente de survivre, d'améliorer leur ordinaire de pithécantropes et parfois - à force de patience et de chance - de faire avancer l'évolution. Roy Lewis répond ici à toutes les questions essentielles : le progrès - pour quoi faire,  comment est né l'amour, comment tailler un silex décent en moins de 2 minutes - et bien d'autres encore. Je viens de le relire (moi aussi j'ai besoin de prendre soin de mon moral) : à l'heure des nano-techno et de nos angoisses écolos, ce livre de 1960 qui n'a pas pris une ride sonne avec plus d'ironie encore. C'est pas juste que c'est drôle : c'est court, fin, très bien écrit et traduit (par Vercors). Réjouissant. 

> Pour le meilleur et pour l'empire de James Hawes

Un Anglais moyen, père divorcé, fauché, amoureux et au bout du rouleau se retrouve largué au milieu d'un jeu de télé-réalité dans la jungle la plus hostile de l'univers : ce n'est que le point de départ, mais je ne voudrais pas te gâcher l'intrigue de ce livre qui vole de délires en délires. A l'arrivée un flingage moral de l'ère Blair et de nos sociétés maudernes - version marrante et pleine de promesses. En refermant ce livre, je me suis demandée pourquoi nous n'avions pas un auteur comme ça en France pour brosser notre portrait sous l'ère Sarkozy*. Si tu en connais, merci de me les signaler de toute urgence, hein ?! Bon, ceci dit, j'ai pas lu le Yasmina Reza, c'est drôle ?

> J'avais déjà parlé ici d'un homme heureux d'Arto Paasilinna. Je recycle confirme. 

En attendant de te poster la suite un de ces 4, j'ajoute qu'en cas de crise aigue L'enquête corse de Pétillon marche à tous les coups pour moi. 

*En France, on a surtout des écrivains ultra égocentrés (Beigbeder, Houellebecq...), qui ne font rien qu'à se regarder leur nombril d'homme moderne paumé pour en sortir une longue plainte glacée. Ou alors, on a l'auteur social (François Bon, Jean Rolin...), c'est bien, mais alors là c'est pas drole - et pas toujours accessible. Ou alors on a Yasmina Reza. Bref, où sont nos Jonathan Coe, nos James Hawes, nos David Lodge ??

La BD, c'est Calvin & Hobbes de Bill Waterson, c'est bien aussi évidemment

 

03.11.2007

Riace

Lu dans Elle : en Italie, un village accueille des sans-papiers et tente de les remettre sur pied. Au passage, il reprend un peu de vie. 

OK c'est un peu les bisounours comme papier...  mais dans la période actuelle (régularisation sur ADN et tabassage de Roumains chez nos voisins Italiens justement), ça donne un peu d'espoir et d'imagination, non ? 

 

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