09.05.2008
Infernal Affairs
Je suis au boulot aujourd'hui, et je travaille pour de vrai, mais j'ai quand même eu le temps de voir dans mes flux rss qu'Infernal Affairs passe au cinéma Grand Action pour une séance unique (mardi prochain à 20h). Coincidence, je l'ai vu pas plus tard qu'hier soir en DVD, je peux donc te le recommander chaudement.
Infernal Affairs, c'est le film made in HK qui a inspiré Les Infiltrés de Martin Scorsese. Un beau polar, plein de suspense et de finesse, servi par de très bons acteurs.
(Et puis maintenant que je l'ai vu, je peux dire que le remake est vraiment très fidèle à l'original, l'inévitable twist américain en prime : un peu plus de manichéisme et de suspense éreintant pour les nerfs (faut dire que Jack Nicholson en patron de la pègre est autrement plus effrayant qu'Eric Tsang (j'adore les parenthèses dans les parenthèses, pas toi ??)), mais un peu moins de finesse psychologique aussi...)
(J'ai découvert au passage que les Infiltrés c'est une saga, qui rejoint donc ma liste de films à voir, avec Exilé par exemple)
Bon allez, c'est pas tout ça, je vais manger et je m'y remets...
14:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : infernal affairs, cinéma
01.02.2008
Real politik
Je viens de lire/voir un livre et un film également réussis sur la politique américaine : de quoi décrasser efficacement toute crédulité mal placée à l'égard des politiques - en rigolant un brin. Moi, ça m'a fait du bien.
La malédiction d'Edgar de Marc Dugain : Edgar, c'est J. Edgar Hoover patron du FBI pendant 48 ans, qui a fait et défait les présidents et la vie politique américaine à coups de dossiers croustillants et d'écoutes téléphoniques. Verdict de ce roman qui s'étale des années 1930 à la mort d'Edgar : pas un "grand homme" pour rattraper l'autre, tout juste si Roosevelt et Churchill sortent du lot : maniaques sexuels (mention spéciale pour les Kennedy évidemment) et surtout obsédés du pouvoir et du compte en banque. Je n'ai pas lâché ce roman qui balance avec talent : la mafia, les Kennedy brothers et Marylin, les assassinats en série... (c'est de la fiction bien sûr ;) Pleins de trucs super drôles aussi : l'affreux Edgar chez le psy, un grand moment.
Plus léger encore, La guerre selon Charlie Wilson de Mike Nichols*. Alors oui, c'est du pur Hollywood, on a l'oeil humide à la fin, et oui la choucroute de Julia Roberts en riche Texane défie la pesanteur et l'esthétique. Et puis on sait bien que cette idée d'armer les moudjahidins d'Afghanistan, ça ne s'est pas super bien terminé.
N'empêche qu'on en apprend de belles sur les dessous du Congrès et de la défense américaine. Et que ça faisait longemps que je n'avais pas vu une comédie sans me dire "dommage que le scenario/les dialogues soient bâclés". Quelques lignes bien senties ("Tant qu’on parle de drogue et de sexe, la presse ne voit pas le porte-avion qui passe derrière", "The Congressman has never been to rehab. They don't serve whisky at rehab.") servies par des acteurs superbes. Moi qui n'aimait pas Tom Hanks, j'ai failli changer d'avis, mais Philip Seymour Hoffman est encore mieux
Donc maintenant mon nouveau mot d'ordre, c'est : Déboulonnage & Réalisme. Te voilà prévenu.
...En tous cas, une petite cure ne me fera pas de mal, vu que ma base naturelle, soyons francs, c'est quand même idéaliste ascendant grosse naîve. Même moi je m'en rends compte : je peux pas m'empêcher de croire qu'au fond président**, député, etc c'est des fonctions super dures (tu saurais toi résoudre le problème du chômage ??). Et qu'en grattant bien il y a un peu d'intérêt pour le bien commun dans tout ça (le premier qui se moque je l'efface). Oh la la, la rechute me guette, vite faut que j'attaque American Tabloïd !
(Sinon : être canon avec une choucroute, une grande leçon pour nous toutes, par Julia Roberts)
* Si ça te branche, dépêche-toi avant qu'il sorte des écrans. Les frères Coen attendront bien quelques jours encore. D'ailleurs il parait que leur film est noir comme un four - limite j'ai peur d'y aller je me prépare psychologiquement.
** président je te parle hein, pas président bling-bling
22:30 Publié dans Cinéma, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlie wilson, malédiction d'edgar
22.01.2008
Festival Télérama
15 films élus par les critiques et les lecteurs parmi la production 2007.
3€ la séance avec le pass vendu dans Télérama.
La vie des autres, Persepolis, les chansons d'amour, je comprends bien.
Mais le reste de la sélection, c'est plutôt des films que j'ai laissé passer sans un regret, voire, complètement inconnus au bataillon (j'avoue).
Appel à témoins : quelqu'un ici a vraiment adoré La fille coupée en 2 ? Le fils de l'épicier ? Recommande chaudement Les promesses de l'ombre ??
A part ça, on dirait qu'en 2008 je me suis remis au cinéma, j'ai même racheté une carte Action et découvert Dirty Harry. Plus près de nous : La graine et le mulet (attachant, quel dommage que ce soit si long), It's a free world (la claque ! mais c'est bien. Moins impactant pour moi que Dirty Pretty Things), Filatures (moi j'aime mais c'est un truc personnel entre les polars l'Asie et moi). C'était la minute de critiques express.
23:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : festival télérama
06.01.2008
La visite de la fanfare - Actrices
La fanfare de la police municipale d'Alexandrie atterit par erreur dans une banlieue pourrie de Tel Aviv. Complètement décalé, pince-sans-rire, attachant. Des personnages à la Jacques Tati ai-je lu quelque part, c'est vrai et c'est très drôle, avec une scène de drague télécommandée particulièrement hilarante.
Nettement plus marrant qu'Actrices de Valeria Bruni-Tedeschi. La bande-annonce arrive à te faire croire que c'est une comédie tordante, en fait c'est une autofiction plutôt triste : quelques moments rigolos borderline hystérique et rien que des femmes frustrées (sauf la maman de Valeria, impériale. Nb : eh, c'est la vrai maman de Valeria et Carla dans la vie. Et dans la vraie vie, Valeria sort avec Louis Garrel, jeune premier de son film. Tout ça me permet de faire une note People, et c'est pas fini), voire carrément cinglées. Enfin j'attends impatiemment le prochain film de Valeria : vu qu'elle semble décidée à ne parler que d'elle et de sa famille dans ses films, on va voir ce qu'elle nous racontera de son futur beau-frère, héhé.
23:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, la visite de la fanfare, actrices, valeria bruni tedeschi
17.12.2007
Un baiser s'il vous plait
Elle n'a pas pu t'échapper, cette affiche mi-sucrée mi-coquine qui s'étale dans Paris ces jours-ci. D'Emmanuel Mouret, j'avais adoré Changement d'adresse, son précédent film, et cette fois encore je me suis régalée. Cet acteur-réalisateur a un ton bien à lui. Dialogues très écrits (et très drôles), trahisons amoureuses emballées comme des bonbons et surtout ce personnage de vrai-faux maladroit. Parmi ses modèles : François Truffaut, Pierre Richard, Jacques Tati, tout est dit. Dans Un baiser s'il vous plait, il obtient l'impossible des filles malgré, ou plutôt grâce à son air candide et ses manières polies. Bref, un gars qu'on trouverait sans doute invivable dans la vie mais qui est irrésistible à l'écran.
Au final, une fantaisie pétillante bien plus drôle que tout ce que j'ai vu cette année dans la case "comédie romantique". La salle était presque vide vendredi soir au MK2 Quai de Seine : quand on sait qu'avec ce film Emmanuel Mouret espérait donner envie d'embrasser et d'avantage de saveur aux baisers, on croise les doigts pour qu'il remplisse les salles...
18:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : emmanuel mouret, un baiser s'il vous plait
05.12.2007
La nuit nous appartient

Flic ou truand, c'est la famille qui compte à la fin.
Mark Wahlberg + Joaquin Phoenix dans un polar plutôt noir de James Gray : j'ai accroché. Eclatante BO sur fond de boite de nuit décadente et d'un coup, l'année 1988 devient vintage sexy.
Utilisation abusive de musique mélo aux moments déjà chargés en émotion, mais ça, c'est un combat perdu de nos jours. Et pourquoi on n'a pas eu droit à la sublime affiche US ? Mystère et boules de gomme.
00:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : la nuit nous appartient
15.09.2007
The Bourne Therapy
Après une bonne semaine de boulot bien remplie, rien de tel que 2h d'adrénaline non-stop avec Jason pour te faire relativiser le stress du bureau. Magistral
Quand même, la vision de la CIA en train de tout tracer, épier, checker, filer, ça fait froid dans le dos, même à la citoyenne moyenne. Le sale chef méchant pourri au milieu de son équipe de fins limiers sur ordinateurs exige avidement du "visuel" à tout bout de champ : brrrr. Du visuel, sorti des caméras de ses agents - ou simplement en direct live d'une des caméras de vidéo-surveillance de la planète. Attention, on nous écoute.
Si tu fais de la tachycardie l'action c'est pas ton truc, je te recommande Ratatouille, excellent également pour la décompression. Oui, c'est ma période américiane premier degré.
(Maintenant à moi la Normandie pépère, un week-end au soleil, à lire Harry Potter sur la plage et débattre de nos chances dimanche)
00:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Bourne
08.07.2007
Persepolis express
13:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Persepolis
19.05.2007
Still life
Si tu veux t'évader complètement de nos petites préoccupations égotiques franco-françaises, va voir Still Life de Jia Zhang Ke.
En amont du barrage des Trois Gorges, un homme cherche sa femme, partie 16 ans auparavant avec sa fille. Au même moment, une femme cherche son mari dont elle est sans nouvelles depuis 2 ans. Autour d'eux la construction du barrage - c'est à dire plus exactement la destruction de rues et villages entiers. Au passage, ça nous change des clichés sur la Chine qui va nous manger tout crus.
Je l'ai vu il y a une semaine, je suis sortie troublée. C'est un film lent et réaliste, du lourd, pas du Hollywood fast-food (à part ça, j'ai bien aimé Spiderman 3). Et puis, il m'en reste plein d'images, de sensations qui se distillent dans le temps. Les personnages, je les ai devant moi. Et de nos jours, j n'en vois pas souvent des films qui me laissent une empreinte.
11:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.04.2007
Ensemble, c'est tout
Cette campagne me rend malade. Cette semaine, il faut me parler doucement et gentiment. Du coup, sur ce blog j'ai décidé de tourner le dos à tout ça, et de te parler de trucs qui font du bien. Rien que du gentil pour rire, soupirer d'aise dans son canapé, romantiquer (pourquoi ce verbe n'exister pas ? Hrundi à l'aide !) - pleurer à la rigueur, mais t'inquiète, ça se termine bien. Oui, je fais mon autruche, mais c'est tout ce dont je suis capable : un peu de bons sentiments haute qualité pour attendrir cette fin de campagne.
Ensemble, c'est tout est encore sur les écrans et j'ai vraiment bien aimé cette adaptation du roman d'Anna Gavalda. J'avais adoré le roman, délicieuse histoire de paumés écorchés qui se cherchent, se trouvent, se réchauffent et s'aiment - loin du réel, mais très près du coeur. En revanche, j'étais sceptique sur le casting Canet/Tautou/Berry. Au hasard, Guilaume Canet en jeune cuisinier lourdaud mais à coeur d'artichaud ?? Pfff, moi j'aurais vu un acteur plus brut de fonderie, genre Clovis Cornillac. En fait, il est à point, le Guillaume, on en mangerait... D'ailleurs les quatre acteurs principaux sont parfaits et se fondent complètement avec ce que le livre m'a laissé. Bref, n'écoute pas ces critiques acerbes qui cicrulent un peu partout. Claude Berry faisait une dépression au moment du tournage, moi je pense que ce film l'a aidé à remonter la pente. Forcément.
PS : D'après les échos autour de moi, j'ai l'impression qu'il faut avoir plongé d'abord dans le roman pour apprécier le film. Tu vois ce qu'il te reste à faire si tu veux aller voter avec le sourire. C'est ça ou le Prozac.
21:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





