25.10.2007
3€70
...Chocolat chaud + tartines beurrées et confiture au comptoir du café de la rue d'ulm sur un grand tabouret moelleux. Un moment de bonheur entre 2 rendez-vous.
Ca m'a presque donné la nostalgie du Quartier Latin. Ado, c'était le quartier où je rêvais de vivre (rien que les cinémas !*) Je ne comprenais pas ce que mes parents trouvaient de si spécial aux coins où nous habitions - Ménilmontant, Gambetta. Mon père m'expliquait qu'il aimait la sensation de "monter" chez lui : sur les buttes parisiennes, on respire mieux que dans la plaine parait-il. Maintenant moi aussi je préfère les quartiers vivants et animés - en bonne bobo parigote.
Ce petit-dej tout simple valait le coup mais je ne trouve pas l'adresse (ça devient n'importe quoi ce blog). C'est pas très loin du croisement entre la rue Pierre et Marie Curie et la rue d'ulm et des cafés à cet endroit, y en a qu'un, tu peux pas te tromper.
La photo vient d'ici, merci.
*Je te parle d'une époque où les multiplexes n'existaient pas, petit. Le DVD et le téléchargement non plus. Bref, les cinoches du quartier latin avec leurs retrospectives Hitchcock ou Woody, c'était le bonheur absolu.
22:05 Publié dans Petit-dej, salons de thé et autres douceurs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : petit-dej, café
04.03.2007
Petit-déjeuner à Montorgeuil
"Alors moi ça sera une formule petit-dej avec des tartines et un chocolat chaud. "




Le petit-déjeuner au Rocher de Cancale, c'est le bonheur. Tous les détails, d'autres adresses, c'est ici.
Le Rocher de Cancale, 78 r Montorgueil 75002 Paris, 01 42 33 50 29 - M° Les Halles, Sentier, Etienne Marcel
14:05 Publié dans Petit-dej, salons de thé et autres douceurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adresse, café, petit-déjeuner
05.09.2006
Wepler forever
Je n'arrête pas de le leur dire, au Wepler : "Surtout, vous ne changez rien, hein ?". J'adore cette brasserie, alors j'ai toujours un peu peur qu'on me réponde que l'affaire est à vendre et que les Costes sont sur le coup.
Si jamais ça devait arriver...
Ce serait criminel de toucher au décor, parfait dans son jus : lieu immense, mais tout en piliers, box, plantes, pour créer des recoins agréables. Noble hauteur de plafond, lustres élégants et anciens (bref, totalement vintage donc à conserver : note pour le cas où, Costes oblige, Jacques Garcia soit chargé de la rénovation), décoration vénérable (une fresque rappelle qu'à cet endroit nos ancêtres tinrent des thés dansants déjantés), banquettes avenantes côté café, nappes blanches simplissimes côté restaurant.
Ou même à l'ambiance : pas de musique (est-ce un miracle ?), juste la rumeur familière des conversations, des petites cuillieres quand elles rencontrent les tasses, de la caisse qui crépite... Finalement très reposant - faute d'écouter le vent et les petits oiseaux à la campagne.
Impossible aussi de bouger les prix, certes pas donnés mais encore vaguement en prise avec le réel (on n'est pas au Flore ici). Ca détruirait l'écosystème délicat du lieu : petites mamies improbables venues commérer devant un thé (mais on en a vu un porto en main), gommeux du milieu du ciné parlant scenario (j'ai même croisé plusieurs fois des célébrités de stature, euh, nationale), duettistes en rendez-vous d'affaires devant un ordinateur portable, tablées familliales rassemblées autour d'un plateau de fruits de mer, touristes, quinquas chics du 17è arrondissement tout proche - et aussi plein de gens absolument ordinaires, ni sappés, ni chic, pas venus en spectacle, juste boire un café "en terrasse" (moi, j'appelle ça une véranda plutôt) : incroyable, ça existe encore malgré la boboïsation de notre belle capitale*...
Les serveurs aussi sont très biens comme ils sont, ne touchez à rien : en tenue noire et blanche impeccable, accueil (presque) toujours aimable, à la hauteur d'une vraie brasserie. Non, ici le serveur ne te toise pas si euh, tu calcules un peu pour les fruits de mer ; au contraire il te signale que le Chardonnay au verre est "parfait" avec ce que tu as pris. J'espère que la concurrence prend des notes.
Je pourrais t'en parler (et surtout y passer) des heures, alors que si ça se trouve tu ne jures que par les cafés branchés prunes avec du velours partout (qui sont bien aussi, mais plus répandus, tu avoueras) : en même temps, je ne peux pas finir avant de t'avoir signalé que le prix Wepler-La Poste décerné en novembre lutte contre "l'insonorisation" de la littérature, une bien belle ambition ma foi...
Le Wepler : 14 pl Clichy 75018 PARIS, 01 45 22 53 29 - M° Place de Clichy. Café 2,4€ ; thé 3,9€ ; demi 4,2€. www.wepler.com (j'aime beaucoup la vidéo, la voix off parle du "Ouaipler"...)
* Oui je sais, moi-même... Au passage, si des fois tu juges ton moral insolent pour une rentrée, fais donc le test proposé par Hrundi en bas de sa note. Avec un peu de chance tu vas apprendre, comme moi, que tu es "bobo chiant(e)" : sympa ! (et en plus je suis même pas prof, merde quoi !)
23:25 Publié dans Cafés & bars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : café, brasserie, restaurant


